PIERRE HARDY x FÉLIX BÉGAUD

 

 

Félix Bégaud, champion de longboard downhill, ride avec les baskets 103, modèle iconique PIERRE HARDY.

Film réalisé en août 2021, au Col de la Bonette, à 2800 m d’altitude.

Félix, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Félix Bégaud, je suis parisien et j’ai 19 ans. À 10 ans, mon père m’a offert mon premier skateboard, mais à ce moment-là je n’ai pas aimé les sensations. Quatre ans plus tard, j’ai réessayé et j’ai eu le déclic. C’était à Paris, au Trocadéro sur la descente vers la Tour Eiffel. J’y ai rencontré mon meilleur ami qui m’a initié au longboard downhill (descente en longboard). 

 

Peux-tu nous parler du downhill skateboarding, ou skate de descente ?

C’est un sport très technique, mais il n’y a pas encore vraiment de structure, clubs ou profs pour se perfectionner. C’est en fréquentant la communauté des longboarders pendant 6 ans que j’ai pu progresser et faire de belles rencontres. Petit à petit, j’ai appris à maîtriser ma planche, j’ai pris confiance et j’ai ridé dans des endroits de plus en plus techniques. C’est un sport qui offre des sensations uniques et c’est aussi un style de vie. En 2018, je me sentais prêt et j’ai fait mon premier championnat du monde à Kozakov en République Tchèque et suis arrivé en demi-finale. En 2019, au même championnat, parmi plus de 500 riders internationaux, je suis arrivé en finale pour terminer sur le podium à la 3ème place. La même année, j’ai terminé premier du championnat espagnol au Col de Pals en Catalogne.

Raconte-nous ta rencontre avec PIERRE HARDY ?

C’est ma toute première collaboration avec une marque ! J’avais envie de promouvoir le donwhill longboarding et ses sensations hors du commun. J’aimais beaucoup la marque PIERRE HARDY, et en 2019 j’ai contacté son équipe via Instagram en leur envoyant un film d’une de mes descentes. L’équipe enthousiaste m’a répondu très vite en me disant qu’il y avait des choses à faire ensemble. C’était juste avant l'arrivée de la covid-19 et le premier confinement en France. Dès que cela a été possible, nous nous sommes rencontrés et cela a "matché". On a regardé la collection de baskets, et il y en avait une parfaite pour rider : la basket 103. Nous avons programmé le tournage du film pendant les vacances de cet été 2021.

 

Parle-nous de cette descente ?

L’équipe PIERRE HARDY m’a donné carte blanche pour le film. J’ai attendu plusieurs jours les conditions idéales pour le réaliser. Nous sommes dans les Alpes Maritimes sur la route du de la Bonette. Il est 6 heures du matin, la lumière se lève, je suis seul au monde dans un paysage de haute montagne exceptionnel. Il n’y a personne, l’air est pur. Pour ce film, je voulais réaliser une descente cool, montrant à la fois ma technique et les baskets 103. Je voulais que le film donne une sensation de glisse, de prouesse physique mais aussi montrer la beauté et le calme du lieu. Pour le film, je ride à environ 75 km/heure ce qui me permet d’être détendu. La pente est de 7 à 12 % et les virages sont longs et homogènes, la descente est magique.

Pourquoi avoir choisi ce lieu ?

C’est un endroit unique, presque lunaire avec une lumière incroyable. J’avais déjà ridé là l’année précédente. On a l’impression d’être seul au monde, d’ailleurs il n’y a aucun réseau. C’est à 2800 mètres, c’est la route la plus haute d’Europe, l’air y est très pur. La route qui part du Col et mène vers Nice est très longue, et je peux rider jusqu’à 24 km d’affilée. Le bitume est de très bonne qualité car la route est fermée l’hiver. C’est un espace qui correspondait beaucoup je crois à la marque – très graphique, minimal, et très ouvert.

 

Comment se prépare-t-on à une descente ?

Il faut apprendre à gérer le risque, se préparer physiquement et mentalement et le plus important est de connaitre ses limites. J’ai un équipement très spécifique avec un casque intégral, extrêmement profilé qui fend l’air, des gants en cuirs avec des "pucks" qui me permettent de déraper et de freiner, et j’ai aussi bien sûr une dorsale de protection.

 

Quelles sont les qualités requises pour ce sport ?

De la concentration, du calme et une grande préparation physique car on encaisse beaucoup de "G" (accélérations). Il faut aussi savoir lire la route pour choisir les meilleures trajectoires.

 

Comment sont les baskets 103 pour rider ? Étais-tu bien dans tes baskets ?

Je les avais déjà portées à Paris pour me préparer à cette descente. Elles sont idéales pour ce sport. Confortables, elles maintiennent bien la cheville, et transmettent parfaitement le feedback (les sensations) de la board et de la route. Les semelles m’ont offert un très bon grip (adhérence) sur la planche.